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Retour sur une occupation

Avertissement : le texte qui suit est un texte individuel même s’il a donné lieu à quelques échanges. Il appelle des réactions et interpellations, dont certaines, émanant des premiers lecteurs impliqués fortement dans les négociations université/occupants, me sont déjà parvenues et contiennent des remarques complémentaires. Je souhaite qu’elles puissent alimenter un débat- et donc une réflexion collective.

Retour sur une occupation
(contribution individuelle – 5 janvier 2007)




Un an après le succès de la liste Paris 8 autrement, quelques semaines après l’élection d’un nouveau président dès le premier tour, l’université vient d’être confrontée à une expérience douloureuse : faire appel à la police pour mettre fin à une occupation, alors même que nous avions été nombreux à nous opposer à un tel recours antérieurement.
Au-delà donc de l’analyse nécessaire des raisons ayant conduit à une telle issue, une question demeure : a-t-on eu affaire à un ter-repetitas, ou a-t-on pu constater une autre façon de faire même si l’issue reste symboliquement la même ?

Pour comprendre et analyser ce qui s’est passé, peut-être faut-il commencer par quelques constats marqués du sceau de l’évidence :
- la situation faite aux sans-papiers est insupportable. Le refus d’une régularisation, dans un contexte législatif toujours empreint d’une immigration zéro, et dans un contexte politique se référant à une immigration choisie, est d’abord la marque d’un arbitraire permanent. Devant cet arbitraire, la détresse des personnes devant faire face à des rejets de dossiers qui bien souvent répondent aux critères que les pouvoirs publics invoquent est réelle. Individuellement, la voie semble sans issue, et nous sommes bien loin d’un débat stratégique quand aux actions à mener. Dans un tel contexte, le recours à une occupation de lieu – a fortiori symbolique – ou à une grève de la faim peut être totalement compréhensible.
- Très vite cependant, de telles actions, parce qu’elles deviennent collectives d’une part, et parce qu’elles interpellent des individus, des groupes, des institutions d’autre part, dépassent le cadre d’actions individuelles réactives pour s’inscrire dans un débat stratégique quant aux meilleures façons d’atteindre une série d’objectifs, ces derniers évoluant dans leur formulation pour atteindre un niveau de généralité susceptible de dépasser celui de réponses à caractère individuel. Respecter des actions entreprises –respect qui s’impose - ne peut pour autant interdire un échange, donc une discussion quant aux stratégies à mettre en oeuvre pas plus qu’une prise de position quant à leur pertinence et/ou opportunité. Or le discours tenu par nombre de militants se déclarant solidaires des occupants, consistait à nous refuser toute mise en discussion des modes d’actions choisies (occupation de Paris 8 et grève de la faim) ET en même temps inscrire pour leur propre compte ces mêmes modes d’action dans un discours stratégique parfaitement rôdé.
- L’existence de ces deux registres – celui de la détresse des personnes à laquelle il faut répondre ET celui de la stratégie à mener pour débloquer les verrous politiques concernant la régularisation – parce que se situant à des niveaux différents, impose une liaison dialectique entre les différents niveaux de réponse à apporter. C’est par exemple ce que recouvre en partie le débat sur, d’un côté, des régularisations à obtenir sur la base d’une liste nominative, et, de l’autre, une revendication de régularisation de tous qui refuse le cas par cas. Or il a été impossible d’engager le débat en ces termes avec les occupants. Nous y reviendrons.
- Si l’université, en tant qu’institution, a répondu très vite aux occupants en assurant une présence constante, en apportant des réponses aux questions matérielles posées par l’occupation, en engageant un dialogue quasi-permanent avec la représentation des occupants, force est de constater que cela s’est fait dans une situation de quasi-indifférence de la « communauté universitaire ». Y compris sur le plan institutionnel, les votes unanimes des conseils ne doivent pas masquer le fait que la présence quotidienne a été largement déléguée. Ceci interroge évidemment toutes les parties prenantes de cette communauté universitaire, tout autant que les tenants de l’occupation. Chacun peut aisément comprendre que la situation aurait été politiquement toute différente si s’était créé un très large mouvement de solidarité autour de cette occupation. En l’absence de celui-ci, l’occupation perdait de son sens.

Ces remarques faites nous amènent à interroger les positions défendues par chacune des parties dans cette affaire. Ce qui n’est pas si simple.

A la recherche d’un nous

- Côté « occupants »

L’occupation de l’amphithéâtre A1 de Paris 8 a immédiatement posé trois types de problèmes : le premier concernait celui du champ revendicatif ; le deuxième la stratégie à retenir ; le troisième celui de la représentation collective en vue de discussions/négociations.
- Sur le premier point, la question de la régularisation était au cœur, avec, logiquement, comme entrée, la régularisation de tous. Suivait de façon cohérente celle de la fermeture des centres de rétention. Au-delà, la question des vigiles, celle des caméras ou de l’antenne de la préfecture à P8 (qui n’existe pas) ont été inscrites sur des tracts sans semble-t-il être retenues en tous les cas dans les discussions.
- Ce contenu revendicatif débouche sur la question de la stratégie pour déboucher. Or c’est là que le « nous » vole en éclat. Il aura été extrêmement difficile d’avoir un débat en continu sur cet aspect. Or l’occupation de P8 a un sens soit en considérant P8 comme la représentation de l’Etat vis-à-vis de laquelle il faut exercer la pression, soit comme lieu symbolique d’ouverture et d’accueil sur lequel on s’appuie pour adresser ses exigences auprès du ministère de l’intérieur et de ses préfets. Dans le premier cas, on se situe sur le registre symbolique de dénonciation institutionnelle, institutions face auxquelles il faut affirmer un droit universel inaliénable à la vie (pour reprendre des expressions des communiqués rendus publics à ce moment là). Dans le second on tente une alliance avec la représentation universitaire afin de porter ses revendications auprès de la préfecture, en acceptant par exemple de lui confier un certain nombre de dossiers à défendre auprès de l’Etat, tout en continuant à développer ses engagements au-delà de ces cas dans le débat public plus général.
Or il n’y avait pas accord du côté des occupants sur le type de stratégie à retenir, avec une indécision permanente. Le résultat en aura été une multiplication de discussions (quotidiennes, très longues) qui semblaient fructueuses, immédiatement remises en cause après un débat en assemblée générale.
- Ce qui conduit à la troisième dimension du problème : celle de la représentation. Du côté institutionnel, le choix a été fait à la fois de s’adresser à une délégation, fût-elle changeante, sans, en même temps, avoir à intervenir sur le choix de cette représentation. Les délégations ont donc été très mouvantes sans que l’on ne sache bien s’il s’agissait d’une discussion avec les grévistes de la faim, avec les « solidaires » des grévistes de la faim, avec un peu des deux, etc. Ce caractère très informel se trouvait renforcé par une très grande disparité entre les discours des uns et des autres membres de ces délégations.

Cette grande hétérogénéité peut sembler paradoxale dans la mesure où le nombre de personnes impliquées dans l’occupation de l’amphi est resté toujours très faible. Le syndrome de l’enfermement dans l’amphi, que Paris 8 connaît bien depuis des années (on radicalise le discours entre soi et entre les murs pendant que le hors champ constitué des 20000 étudiants, enseignants et Iatoss vaque), et pour lequel le CPE avait introduit une salutaire rupture, se réinstallait. Ce syndrome a pour particularité de ne jamais considérer l’indifférence environnante comme un problème qu’il faudrait résoudre. Pas plus que l’isolement à l’égard de la coordination des sans-papiers du 93, ou du réseau associatif n’a été considéré comme problématique par ceux-là même qui ont contribué à cet isolement.

Au-delà de ce syndrome, il faudrait ajouter des observations concernant les formes prises par l’occupation. Oscillant entre un joyeux happening pour certains, une tension dramatique pour d’autres puisque conduits à la grève de la faim, ou encore un lieu d’affirmation politique, cette hétérogénéité pouvait parfois contenir des manifestations douteuses, qui pouvaient choquer en leur sein ou au contraire être encouragées sans que cela ne soit relevé. A quelques heures de l’arrivée annoncée de la police, certains faisaient bouillir de l’eau pour préparer des pâtes à proximité des grévistes de la faim sans que cela ne leur pose question, d’autres expliquaient avec conviction qu’ils n’existaient politiquement qu’à travers les interventions policières à leur encontre, quelques uns nous reprochaient dans les discussions d’avoir une vision politique alors qu’eux ne voyaient pas toutes ces choses là, etc. Ce maelström n’était sans doute pas pour rien dans les difficultés rencontrées.

Au fur et à mesure de cette semaine, pour avoir multiplié les discussions de nature différentes, il me semble que la situation a été rendue d’autant plus compliquée que le « nous » (qui n’est pas nécessairement excluant des « je ») propre à un mouvement collectif revendicatif n’existait pas. A un point tel que nous avons pu assister parfois à des moments de tensions très fortes, et même inacceptables dans leur manifestation, révélant un jeu de rapports de pouvoirs très éloigné d’un jeu démocratique, même si cela n’a pas toujours été le cas.

- Côté « université »

Le « côté université » me semble recouvrir trois réalités. Celui de la grande majorité des usagers de l’université ; celui des habituels mobilisés sur des questions relatives au « mouvement social » ; celui des instances.
- Il faut bien reconnaître que la grande majorité des usagers est restée tout à fait à l’écart. Il faut reconnaître, comme nous l’avons signalé plus haut, que la volonté de s’adresser à elle a été très faible du côté des occupants (parmi lesquels les étudiants de Paris 8 étaient très peu nombreux), comme s’il n’y avait pas d’enjeux en terme de convictions à emporter.
- Mais il faut reconnaître aussi que, pour ce qui est des « habituels mobilisés sur ces questions », nous avons été dans un premier temps pris à contre-pied.
Le « nous » utilisé ici renvoie à une approche très subjective, mais fondée sur des années d’expérience sur Paris 8. Le nous, c’est la frange habituellement présente dans ces situations, souvent animateur-trice des assemblées générales ou initiatives sur le terrain social. Il n’est pas syndical – même s’il intègre le syndical - il n’est pas catégoriel (il y a là étudiants, enseignants, Iatoss). Ce nous a des frontières très imprécises, et son importance numérique est très variable. Et ce « nous » a manifestement fonctionné pendant cette période, même si ce nous n’est en rien exclusif.
Sans doute y aurait-il là matière à réflexion critique, mais, tout de même, il faut souligner que jamais nous n’avons été mis en situation par les occupants de créer une dynamique propice au développement d’une mobilisation sur l’université et nous ne nous sommes pas retrouvés en situation de nous intégrer aux occupants. Sans doute parce que nous avons de fait été mis « hors-jeu » du point de vue des modalités de l’action entreprise. Cela me semble vrai aussi bien côté enseignants qu’étudiants ou Iatoss. Très vite nous avons senti les risques d’une telle situation, et avons estimé – à tort ou à raison - que la nouvelle direction pouvait être logiquement fragile dans un tel contexte.
- Il faut ajouter à cela une autre caractéristique me semble-t-il un peu nouvelle. Le succès de la liste P8 autrement à laquelle nous avons contribué, et le poids ainsi obtenu au sein des instances de l’université, nous a amené à devoir jouer notre rôle en leur sein pour aider à débloquer la situation. Or cela nous a conduit à assumer un registre un peu différent, le registre institutionnel.
Il faut souligner que si ce dispositif institutionnel a plutôt bien fonctionné, cela s’est fait en collaboration constante avec la présidence ou à son initiative. La situation a été assumée collectivement, même si chacune des parties a joué son rôle qui lui est propre. Le CEVU, le CS et le CA se sont chacun réunis dans la semaine et ont pris position unanimement ou presque. Le Ca était représenté dès le lundi par le Vice-président. Le Président a été là toute la semaine, présent dans les discussions, qu’elles soient en Ag ou en délégation. Un Ca exceptionnel s’est tenu et a duré plus de trois heures. Il a adopté une motion portant des propositions précises pour trouver une issue. Le bureau de l’université et les bureaux des conseils ont été réunis. Un noyau d’une vingtaine de personnes a été là presque constamment. Les VP des trois conseils ont à mon sens joué tout leur rôle. Une information quotidienne a été faite.
Il n’y a donc pas eu là traitement désinvolte ni personnel.
Il y a eu au contraire une volonté permanente de trouver une issue.
Aucune autre proposition alternative n’a été émise.

Deux écueils insolubles

Il n’en reste pas moins que deux problèmes n’ont pu être résolus.
- Le premier concernait le fait de savoir si nous pouvions ou non défendre les cas des sans-papiers présents à Paris 8, en les défendant nominativement auprès de la préfecture. Nous avons défendu cette proposition mais nous sommes heurtés à un refus récurrent. Chaque jour, un certain nombre des sans-papiers exprimait son accord avec cette démarche mais chaque jour il était interdit d’y recourir. Les contacts avec la préfecture de l’Université perdaient alors leur sens sur cet aspect des choses. Et toute issue avant la fermeture de l’université devenait caduque.
Sur ce point, je ne vois guère ce que l’on peut reprocher à l’université.
- Le deuxième problème est celui de la fermeture de l’université sans évacuation.
Dès le début il a été signifié que l’université ne pouvait rester ouverte pour les vacances d’hiver.
Au-delà de la question précédente, la recherche d’un autre lieu a fait partie des hypothèses. Les occupants s’y sont déclarés prêts mais à condition que l’université le trouve. Ils n’ont fait aucune recherche de leur côté. L’université, ne disposant pas de locaux propres mobilisables à cet effet, s’est tournée vers les partenaires « naturels ». Du côté du réseau associatif, comme du côté des collectivités territoriales, la réponse négative a été systématique. Les raisons de celle-ci renvoient plus aux responsabilités du « collectif » des occupants que de celle de l’université, contrairement à ce que certains d’entre eux semblaient penser (« il n’y aurait aucune raison pour que l’université ne trouve pas facilement un autre lieu ». Comment ? Mystère).
La deuxième solution évoquée consistait à demander aux occupants de surseoir à l’occupation, de se donner rendez-vous dès le lundi de la rentrée pour examiner ensemble les suites. Cette proposition, portée par le CA, a été refusée.
Ne restait alors que deux solutions :
- La première consistait à maintenir l’université ouverte.
- La seconde à procéder à l’évacuation des lieux.

La seconde n’est critiquable que si la première était possible. Maintenir l’université ouverte présentait de nombreux inconvénients me semble-t-il insurmontables :
C’était laisser un lieu ouvert à tout vent, ce qui supposait la réquisition d’un nombre important de personnel pour assurer la sécurité des personnes – dont les occupants – et des biens.
C’était accumuler les risques d’incidents dont et l’université et les occupants auraient portés la responsabilité.
C’était prendre le risque important qu’un incident grave survienne du fait d’une grève de la faim rentrée dans une troisième semaine, incident dont l’université aurait porté la responsabilité.
C’était, accessoirement, accumuler des frais importants pour assurer une viabilité sanitaire et physique des lieux (entretien, nettoyage, sanitaires, chauffage, etc).
Pour quel bénéfice politique y compris et d’abord du point de vue de la cause défendue ?
Peut être que si une telle occupation avait provoqué au cours de la semaine un large mouvement de mobilisation, avec des centaines de personnes prêtes à assurer la sécurité et la solidarité au quotidien auprès des occupants, peut être alors la question se serait posée dans des termes différents.
Or nous étions dans un cas de figure bien éloigné de cela. Un mouvement impliquant très peu de personnes, n’ayant enclenché aucun mouvement de solidarité d’importance, et ayant entretenu une défiance permanente à l’égard des efforts déployés par l’université. Le maintien de l’occupation des lieux se serait fait dans l’indifférence la plus totale, donc sans aucun bénéfice politique.
Maintenir ouverte l’université dans ces conditions n’était en rien raisonnable. [Ce qu’une partie des occupants a fini par reconnaître, faisant qu’environ un tiers des grévistes de la faim est parti dans l’après midi.] A ce jour, personne n’a tenté de démontrer le contraire.

Ne restait alors que la solution de l’évacuation.
Certes, nous avons pris le maximum de précautions pour que celle-ci ne se passe pas trop mal sur le plan matériel. Nous sommes restés sur les lieux afin de veiller à ce qu’il n’y ait pas de violence ni d’arrestations. L’évacuation des personnes affaiblies par la grève de la faim a été assurée par les sapeurs pompiers, intervenus avec décalage par rapport à l’intervention policière. Nous avons rangé les affaires vers trois heures du matin pour s’assurer qu’ils puissent les récupérer. Nous avons maintenu les contacts pendant les vacances.
Mais une évacuation policière reste une évacuation policière. Et ne pas avoir pu l’éviter reste un échec.
Pourtant, aucune autre solution n’est apparue possible tant au sein des instances qu’entre celles-ci. La quasi-totalité des sensibilités représentées dans les conseils ont fait le même constat.
L’irresponsabilité des uns n’enlève pour autant rien à l’amertume ressentie par la « responsabilité » des autres.
Peut- être que deux pistes auraient du être mieux explorées :
La première aurait été d’imposer une négociation directe avec les sans papiers en grève et non avec les délégations. Si cette solution n’a pas été retenue, c’est sans doute par souci de respecter la représentation qu’un tel mouvement se donne. N’avons-nous pas pêché par excès de respect de formes démocratiques qui ne l’étaient pas tant que çà ?
La deuxième aurait peut-être été de prendre l’initiative d’une assemblée générale. Mais cela posait la question de la faiblesse des ressources militantes pour le faire ( une partie de celle-ci étant absorbée par les négociations université/occupants), celle des délais imposés (réunir une AG avait un sens si du monde pouvait y être), celle de l’articulation entre occupants et AG (puisque certains appelant régulièrement l’occupation « AG quotidienne », prendre l’initiative d’une AG pouvait apparaître comme une tentative de division).
Ces interrogations partagées et discutées dès la nuit du 22 au 23 décembre par le « nous » évoqué précédemment témoignent au moins de la volonté de comprendre ce qui s’est passé. Cela me semble honorable. Cette volonté ne me semble pas partagée par tous ceux qui ont constitué ceux que nous avons fini par appeler les occupants, bardées de leurs certitudes bien différentes les unes des autres, mais assénées sans esprit critique aucun. Combat inégal.
A partir de tous ces éléments, il me semble que nous pouvons considérer que cette évacuation ne ressemble pas aux autres. Maigre consolation, mais qui peut cependant avoir son importance quant à l’avenir de notre université.

François Castaing




Date de création : 17/01/2007 @ 14:49
Dernière modification : 17/01/2007 @ 14:49
Catégorie : Textes individuels
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