Commentaires sur le texte de M. Fournel

Le texte de M. Fournel nous affirme l'existence d'un travail de préparation de la réforme sans nous dire en quoi il a consisté ; il nous indique qu'une des raisons de celles-ci (que je découvre dans son texte) serait de régulariser la prise en compte de tâches administratives (entre autres) dans le service de certains enseignants, et c'est même la seule raison concrète qu'il avance (et dont la légalité me semble douteuse). Le reste n'est que discours généraux, maniement de carotte (autonomie des formations) et de bâton (redéfinition du statut des enseignants par le Ministère). Bien qu'il reconnaisse la quasi-absence de débat préalable au vote, aucune conséquence ne lui semble en découler, ni pour l'avenir, ni pour corriger la trajectoire. Considérant notre réaction comme un blocage stérile, un conflit absurde, en dépit du fait que ce blocage a fait naître le débat, M. Fournel semble être un simple thuriféraire de la direction. Son texte ne paraît pas avoir d'autre fonction : aucune proposition nouvelle, aucun argument concret en dehors de celui mentionné.

Concernant ce travail de préparation de la réforme, voir les compte-rendus des Conseils diffusés et mon commentaire sur le courrier de la présidence.

Je ne résiste pas au plaisir de citer la première phrase de la contribution de M. Fournel :

Le débat sur les tranches horaires est ouvert dans notre université depuis seulement la fin du mois d'avril dernier mais après un travail de préparation non négligeable du dossier, travail que l'ensemble de l'Université a pu avoir tendance à négliger, dans la mesure même où elle n'en avait pas eu connaissance.

Gilles Bernard, 20 septembre 2004