TROP C'EST TROP

Assez de mensonges, assez de démagogie, assez de manipulations, assez de violences

Encore une fois notre Université connaît de graves perturbations. Qu'en est-il ?

Nous avons pu lire dans la presse que le créateur du Département estimait que le LMD est "l'occasion pour l'administration de l'Université de liquider l'anthropologie"

On se demande pourquoi l'administration voudrait liquider l'anthropologie ? On se demande pourquoi si ce Département est si brillant la moitié de ses enseignants souhaitent le quitter pour rejoindre l'UFR4 ?

Pour connaître la vérité il faut comme le préconise un éminent collègue économiste adepte de Fernand Braudel, se situer dans une perspective de long terme. Que nous apprend l'histoire des dix dernières années ? Que régulièrement le Département d'anthropologie tous les deux ou trois ans connaît une crise éruptive commençant d'abord par se déchirer lui-même, il faut rappeler aux plus jeunes qu'un collègue du département a reçu des menaces de mort (et n'a pas été grandement soutenu par l'institution), que ces conflits internes ont ensuite débordé sur l'UFR 3 le paralysant en partie pour ensuite s'étendre à l'ensemble de l'Université, aboutissant à l'intervention de la police et à la fermeture de l'Université.

Comme l'histoire se répète régulièrement selon le même scénario on aura compris que le motif importe peu ce qui compte c'est de laisser libre cours à la frénésie destructrice habitant certains membres de ce Département.

Personnellement il y a longtemps que le spectacle de Guignol a cessé de m'intéresser. On ne me fera pas croire qu'il y a un mauvais président d'un côté et de gentils anthropologues de l'autre. Si le projet présenté par cette équipe (et non pas par l'ensemble du Département, il est bon de le répéter) ce n'est pas parce que l'administration est méchante, c'est parce que le projet a été considéré comme insuffisant parce que les membres de cette équipe au lieu de travailler à monter une véritable perspective pour ses étudiants a préféré s'enfermer dans la démagogie la plus stérile.

Si le Département devait être liquidé un jour le véritable responsable ne sera autre que son propre créateur : il y a des pères qui mangent leurs enfants, les anthropologues devraient le savoir.

Il nous faut également dénoncer la tartufferie de la mise en place d'une nouvelle équipe de recherche en anthropologie qui ne comporte que la moitié des anthropologues et rassemble ceux-là mêmes qui se menaçaient de mort il y a peu. Personne ne peut croire qu'ils formeront une équipe.

Aujourd'hui il n'y aurait rien de plus dangereux que de laisser se propager l'idée qu'il y a un conflit entre l'administration de l'Université et le département d'anthropologie. Cette vision sert trop bien ceux qui veulent nous entraîner dans le cycle provocation/répression. Le conflit est entre la masse de la communauté universitaire qui est prise en otage et une petite bande défendant des intérêts corporatistes.

Aussi je vous demande de diffuser le plus largement ce texte et vous prie de m'excuser si vous le recevez en plusieurs exemplaires

Je joins les lettres du Président et du Directeur de l'UFR 2 pour ceux qui n'en aurait pas été destinataire
 
 
Alain de Tolédo
Maître de conférences
Département d'Économie et de Gestion